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09/09/2014

NOUVEAU DEPART

Chers amis, chers lecteurs,

  Ayant eu quelques soucis techniques sans grand intérêt, j'ai décidé de poursuivre l'aventure du blog à l'adresse suivante:

https://pagepaysage.wordpress.com/2014/

  La plupart des articles publiés ici seront repris sur la nouvelle plateforme, et je supprimerai l'ancienne (c'est-à-dire celle-ci) d'ici début 2015.

  Bien à tous, en poésie,

  ETIENNE

18:26 Écrit par Etienne Ruhaud | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | | |

05/09/2014

BREVE REFLEXION

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   Le 26 mars 1969, John Kennedy Toole se suicidait au gaz dans sa voiture, à la Nouvelle Orléans. Il avait trente et un ans, et laissait derrière lui un grand manuscrit, refusé de son vivant, sauvé par sa mère, et considéré désormais comme un chef d'œuvre. Le rejet des grandes maisons l'avait, en quelque sorte, tué.

   J'ai lu La Conjuration des imbéciles deux fois, avec un plaisir égal, et le cas Toole m'amène à d'amères réflexions. Il est parfois difficile de saisir la portée de ce qu'on vous donne à lire, et il est souvent difficile d'y faire face. De façon générale, s'engager, ou d'être engagé, à lire un manuscrit, ou même un livre publié, s'avère délicat. Les gens placent un grand espoir en vous, que vous n'osez décevoir, car, au fond, vous les aimez bien, et même s'ils vous sont indifférents, même si vous ne les voyez que rarement et que leur démarche procède d'un certain égocentrisme, vous n'avez pas envie de les blesser. On touche au nerf, à l'être interne. L'absence de reconnaissance littéraire, artistique, ou, pire, l'indifférence, procèdent de la déception amoureuse, et pousse parfois à la haine, voire au suicide. Ce pourquoi mieux vaut n'être ni éditeur, ni critique.

23:09 Écrit par Etienne Ruhaud dans Réflexion | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | | |

04/09/2014

DANS LE "HUFFINGTON POST"...

 

 

 

La lettre insolite d'une petite fille de 3 ans à une librairie de Lannion

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INSOLITE - C'est certainement la bonne surprise de cette rentrée littéraire dans la librairie Gwalarn de Lannion. Ça n'est pas un premier roman mais la lettre de Mathilde, 3 ans et demi, qui confesse avoir "pris un livre sans le payer".

Ce mardi 2 septembre, les employés de la librairie ont reçu d'adorables aveux sur papier. Une lettre accompagnée d'un dessin, et d'un chèque de 5,60€, soit le prix du livre dérobé.

"Mesdames et messieurs les libraires de Lannion,
Je vous prie de m'excuser d'avoir pris un livre sans le payer. Ce n'était pas mon attention (sic). Il me faisait très envie et ma maman n'a pas vu que je l'avais mis dans son sac. J'aimais vraiment tous vos livres dans votre belle librairie. Mathilde, 3 ans et demi", peut-on lire sur la missive vraisemblablement rédigée par la maman de Mathilde et publiée sur Facebook par le libraire.

"C'est juste la classe, je trouve", explique le libraire David Bars sur son compte Facebook. Et il n'est pas le seul à avoir apprécié la lettre de Mathilde et l'initiative de ses parents. Repérée par L'Express, la photo de cette lettre a déjà été "aimée" plus de 700 fois ce mardi et dans les dizaines de commentaires, les félicitations ne manquent pas. Un auteur jeunesse propose même d'offrir son dernier livre à Mathilde.

Pour le renseigner sur les goûts de cette jeune lectrice, Mathilde semble aimer les histoires fantastiques. Le livre sur lequel elle a jeté son dévolu dans la librairie de Lannion s'intitule "L'os prodigieux" et raconte la rencontre de la jeune Perle avec un os qui parle toutes les langues, imites tous les sons et possède bien d'autres pouvoirs magiques.

os prodigieux


De quoi attendrir un peu plus encore les amoureux des livres.

19:21 Écrit par Etienne Ruhaud dans Evenement littéraire | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | | |

01/09/2014

UN BLOG, UN NOUVEL AUTEUR

  

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  Mon amie, la jeune poétesse Blandine R., propose divers poèmes et diverses chroniques sur un blog sobrement intitulé "Neige chaude". A noter, la présence de nombreuses photo ainsi que d'un travail vidéo. Avis aux visiteurs!

http://neige-chaude.over-blog.com/

 

 

 

11:04 Écrit par Etienne Ruhaud dans Blog, Evenement littéraire, Poésie | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | | |

06/08/2014

"TORPEUR", Hélène Mohone, Editions de la Cabane, Bordeaux, 2007 (note iniatelement parue dans "Diérèse" 52, au printemps 2011)

 

 

   

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   Hélène Mohone s’est éteinte le 4 avril 2008. Cantatrice, mais aussi plasticienne, photographe et femme de Lettres, elle nous laisse plusieurs pièces de théâtre, une autobiographie et des recueils poétiques. Publié en 2007, Torpeur semble habité par le besoin de témoigner, se raconter par fragments, décrire sans exhibitionnisme la maladie et la mélancolie, mais aussi la passion, l’appétit de vivre: hé! reviens me saisir aux seins viens me saisir de près à aimer pulpe verte tous les fruits et moi (p. 14). Pénétrés par une subtile musique intérieure, les versets s’enchainent selon une logique propre, subjective, au plus près de la mémoire, ce qui n’est pas sans rappeler certains procédés d’écriture automatique, une sorte de lent monologue intérieur empli de sons, d’images et d’odeurs; comme si seule l’évocation pouvait conjurer le (mauvais) sort, éloigner un moment la voix des ombres (p. 7). Les métaphores surgissent au fil des pages, fusent à l’improviste, saisissent le lecteur, l’entraînent dans un maelstrom de souvenirs, une succession d’instants fugaces: de l’enfance africaine fillette au baraquement tu vois les vieux corps marabouts (p. 19), à l’âge adulte, synonyme de tristesse, de désillusion: les yeux miens à fatigue profonde lassitude et volonté de tenir à ton allure anéantie de moi (p.10). Pudiquement décrites, la souffrance demeure sans cesse présente, en filigrane, comme une permanente angoisse: fille du crâne sortie sanglée cuirasse déjà prête à combattre petite arbalète à la douleur (p. 18). Restent, dès lors, certaines réminiscences heureuses, liés aux amours passés: c’est ainsi Bérénice au ciel que tu déploies tes dents de lait amoureuse maritale (p.14).

    Plurivoque, originale, faisant fi de la ponctuation, la langue d’Hélène Mohone nous entraîne loin, dans un style riche et émouvant, tendu à l’extrême, à la limite de l’imprécation. Tantôt limpide, tantôt énigmatique, Torpeur paraît ainsi proche de certaines phrases désenchantées de Michel Valprémy (1947-2007), écrivain et graphiste bordelais, auquel la plaquette est dédiée: vois tout noir sous le soleil/vois très sombre sous la chaleur (p.11).

11:03 Écrit par Etienne Ruhaud dans Critique, Mohone, Hélène, Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | | |

24/07/2014

"L'HERBE PASSAGERE" de Jean-Michel Bongiraud, Editinter, 2009 (note parue dans "Diérèse" n°45, été 2009)

  

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Dans un monde au verbe émancipé / une musique s’écoulera des gorges… Refuser l’ordre marchand, chanter un univers nouveau, s’unir aux forces cosmiques : tel semble être le but de Jean-Michel Bongiraud.  Farouchement anarchiste, le fondateur du Parterre verbal puis de Pages insulaires nous livre ici quatre-vingt pages de vers libres, rapides, fulgurants, un style que l’on pourrait qualifier de tellurique. La première partie de L’herbe passagère, dont chaque texte commence par l’adverbe « cependant », déplore l’état actuel de notre planète, dominée par la beuverie monétaire et par le pouvoir, cette mécanique destructrice, dont la parole reste propagande. La deuxième partie célèbre les forces vives de la Nature, de la Terre et de la Mer, dans une sorte de révolte énergique : Et sur la guitare les toits rayonnent / Le poète guette le bourgeon et la source.  Enfin, la troisième partie évoque le monde futur, délivré, celui du rêve, dont l’auteur se veut le héraut, dans une forme de prophétie panthéiste, où tous les éléments se mêlent, par une secrète harmonie, débarrassée des scories du passé. Opposée à la triste voix officielle, la voix du poète annonce la vie nouvelle : le monde sera une cime sur la langue / enfin l’herbe poussera dans ma tête. Ainsi se clôt le cycle.

   Révoltée mais souvent joyeuse, violente et lyrique à la fois, l’écriture de Jean-Michel Bongiraud, qui publie ici son quatorzième ouvrage, sort des sentiers battus d’une poésie souvent conventionnelle, minimaliste, pour ne pas dire mièvre. Profondément original, ce nouveau recueil tranche avec la production actuelle, et avec la morosité d’une société que l’auteur dénonce.

12:17 Écrit par Etienne Ruhaud dans Bongiraud, Jean-Michel, Critique, Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | | |

30/06/2014

CANON DE PACHELBEL (par le Singapore quartet)


10:26 Écrit par Etienne Ruhaud dans Musique, Pachelbel | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | | |

26/06/2014

PIERRE GUYOTAT, SOUVENIR D'UNE RENCONTRE A LA CINEMATHEQUE (article publié dans "Diérèse 55, Hiver 2011-2012)

 

 

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GUYOTAT AU TRAVAIL

Paris, Cinémathèque française, 4 juillet 2011. Après une rapide introduction du réalisateur, le visage rond de Pierre Guyotat apparaît à l’écran. Concentré, l’homme dicte Arrière-fond à Aïda Kébadian depuis son appartement parisien, marquant les pulsations de la phrase à naître d’un léger mouvement de la main, comme pour en imprégner la musicalité, conférer au texte un ordre subtil, aérien. L’accouchement est toujours délicat, exigeant, à la hauteur de la prose à la fois lumineuse et tourmentée propre aux trois derniers volumes, loin des innovations verbales, de la glossolalie du Livre,de Progénitures.

Proche et complice, Jacques Kébadian a filmé Guyotat au travail, à la fois comme créateur, artisan, mais aussi comme récitant, au Festival d’Avignon. Le résultat est saisissant : une heure et demie de bande permettant de comprendre pleinement les méthodes de composition de l’auteur, de saisir le work in progress. Venu sur scène après la projection devant une assistance nombreuse et acquise, l’écrivain évoque volontiers ses goûts cinématographiques, son parcours, mais aussi le douloureux souvenir de la guerre d’Algérie, essentiel pour comprendre les premiers romans : Tombeau pour cinq cent mille soldats et Eden, Eden, Eden, longtemps censurés. Prolixe mais précis, conscient de son génie mais simple, le créateur semble à mille lieux du personnage en crise de Coma, comme si les années, le passage par diverses épreuves, avaient finalement apaisé l’individu, sans pour autant l’affadir. Témoin lucide d’un siècle barbare, sublime expérimentateur, Pierre Guyotat en revient désormais à la sincérité de l’autobiographie, au témoignage vécu, opposé à tout étalage narcissique. Abordé sous l’angle original du rapport à l’image, cette rencontre avec l’homme et l’œuvre, éclaire quelque peu un travail souvent jugé difficile d’accès, ingrat. Un tel entretien demeure également un beau moment humain, loin des soirées en librairie souvent convenues, décevantes et verbeuses. Rare et précieux, fort de ses soixante et onze printemps, Guyotat n’a pas fini de nous surprendre.

N.B : Dans son livre sur Pierre Guyotat (Pierre Guyotat, essai biographique, Léo Scheer, Paris, 2005), Catherine Brun mentionne un article de J.P. Gavard Perret paru dans Diérèse n°23, en 2003 (« Guyotat (et quelques autres » - Déchirures », p. 167-169)

12:48 Écrit par Etienne Ruhaud dans Cinéma, Guyotat, Pierre, Kébadian, Jacques | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | | |

26/05/2014

LES GROSSES FABLES



20:37 Écrit par Etienne Ruhaud dans Petites fables, Ruhaud, Etienne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | | |

15/05/2014

DETAIL TECHNIQUE

Suite au piratage de ma boîte mail, j'ai repris une ancienne adresse:

etienne.ferdinand@yahoo.fr

Merci de considérer ma boîte gmail comme morte.

Et bonne semaine,

ETIENNE

10:57 Écrit par Etienne Ruhaud | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | | |